Les pelouses sèches, parce qu'elles laissent toute sa place à la roche mère, offrent un décor somptueux pour les naturalistes guettant le lézard des murailles, la vipère aspic, pour les passionnés d'Orchidées ou encore ceux qui comme moi, ont un faible pour les oiseaux des parois rocheuses. On y trouve également quelques joyaux à six pattes dont voici un exemple typique : l'Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus). Son nom latin rappelle qu'il ne faut pas le confonfre avec une libellule dont on aurait raccourci l'abdomen et rallongé les antennes. Il n'en est même pas un proche cousin car il appartient à l'ordre des Névroptères bien éloigné de celui des Odonates qui regroupe libellules et demoiselles. Son vol n'est pas non plus celui, rapide de l'Anax, ou gracile de la fragile Nymphe à corps de feu. L'Ascalaphe monte et descend au dessus de la pelouse avant de s'immobiliser sur un brin d'herbe et de se réchauffer. Il repartira ensuite à la chasse de quelque mouche malchanceuse. J'espère que les prochains billets seront l'occasion de montrer de vraies libellules en souhaitant que le présent ersatz vous plaise tout autant...

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Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) en train de se chauffer sous le soleil voilé éclarant une pelouse sèche du Morvan (Site de la Roche Percée à Pierre-Perthuis, Yonne, avril 2014, EOS 50 D + 100 mm macro)

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Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) en train de se chauffer sous le soleil voilé éclarant une pelouse sèche du Morvan. Les antennes sont très développées et terminées en massues à la différence de ce que l'on observe chez une libellule. (Site de la Roche Percée à Pierre-Perthuis, Yonne, avril 2014, EOS 50 D + 100 mm macro)