La France métropolitaine compte quand même quelques espèces de "gros" Coléoptères dont la rencontre est toujours impressionnante. S'il ne rivalise pas avec certains de ces cousins des basses latitudes, le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) fait pourtant partie de ceux-là. Les mâles sont des figures emblématiques de nos chênaies dans lesquelles ils se développent, les larves passant plusieurs années dans le bois mort. Les mandibules des imagos mâles hypertrophiées et ramifiées comme des bois de cerf leur valent le nom de cerf-volant. Cependant, les femelles, tout comme les biches du cerf sont dépourvues de cette ramure ou plutôt possèdent des mandibules adaptées au prélèvement de la nourriture et non au combat entre rivaux ! Cet attribut spécifique des mâles est un bel exemple de sélection sexuelle puisque ce sont ceux qui possèdent les plus puissantes et longues mandibules qui ont le plus de chances d'emporter les faveurs des grandes biches en écartant leurs rivaux lors de combats spectaculaires. Voici ci-dessous quelques photographie d'une de ces grandes biches croisée sur un sentier en plein jour alors que l'animal est plutôt actif à la tombée de la nuit.

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Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) femelle en posture défensive. Les mandibules écartées ne sont pas très engageantes ! (Parc de Miribel-Jonage, juillet 2016, EOS 50D + 100 mm macro)

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Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) femelle en posture défensive. (Parc de Miribel-Jonage, juillet 2016, EOS 50D + 100 mm macro)

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Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) femelle. (Parc de Miribel-Jonage, juillet 2016, EOS 50D + 100 mm macro)

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Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) femelle. Les antennes à rôle olfactif sont ici bien visibles. (Parc de Miribel-Jonage, juillet 2016, EOS 50D + 100 mm macro)