Faire du bruit, encore et toujours du bruit ! Dès qu'il fait assez chaud pour activer l'organisme, les criquets mâles se mettent à frotter vigoureusement leurs fémurs contre leurs ailes pour produire un chant à destination des femelles. Ce chant est unique pour chaque espèce et les prairies résonnent de ces stridulations du milieu de matinée jusqu'en fin d'après-midi, avant que les sauterelles ne prennent le relai jusque tard dans la nuit. Parmi les criquets les plus communs en montagne en figure un dont les pattes présentent une particularité qui lui vaut un bien amusant surnom. Le renflement d'un des articles de ses tarses au niveau de la patte antérieure donne l'impression de biceps bien musclés chez le Gomphocère sibérien (Gomphocerus sibiricus) si bien qu'on l'appelle souvent le criquet Popeye ! A quoi peut bien servir ce renflement, je n'en ai aucune idée, peut-être à rien du tout d'ailleurs...Et d'après la dernière photographie présentée ci-dessous, il n'en a pas la moindre idée non plus !

 

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Gomphocère sibérien (Gomphocerus sibiricus) mâle dans une prairie. Le renflement de l'un des articles des tarses antérieurs est une curiosité de la nature bien visible ici (Parc National de la Vanoise, août 2016, EOS 50 D + 100 mm macro)

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Gomphocère sibérien (Gomphocerus sibiricus) mâle dans une prairie. On distingue les criquets (Caelifères) des sauterelles (Ensifères) par la longueur de leurs antennes, les criquets le ayant plus courtes que leur corps. (Parc National de la Vanoise, août 2016, EOS 50 D + 100 mm macro)

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Gomphocère sibérien (Gomphocerus sibiricus) mâle dans une prairie en train de se nettoyer la tête avec ses pattes antérieures...ou bien de se demander à quoi peut bien lui servir ses gants de boxes ! (Parc National de la Vanoise, août 2016, EOS 50 D + 100 mm macro)